COURTS-MÉTRAGES

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Quelle place le Vietnam occupe-t-il dans l’imaginaire des réalisateurs que nous accueillons ? Leurs origines sont-elles le reflet d’une introspection, une source d’inspiration ou de simples indices disséminés ici et là au fil de l’intrigue? Venez découvrir notre sélection internationale de 14 courts-métrages avec des débats organisés à l'issue des projections en présence des réalisateurs.
Pendant tout le week-end : Quatre séances de projections + débats avec les réalisateurs + une table ronde animée par le réalisateur Philippe Rostan + un vidéolab pour visionner l’ensemble des films reçus.


AU PROGRAMME

SAMEDI 9 JUIN
JUSSIEU - Amphithéâtre Durand
Séance 1 : 13h45


“Avant le repas” de Fabien & Sophie Tran Minh – Fiction (21’)

Du Vietnam dont ils parlent tant, il ne reste plus grand-chose. Pourtant, cette semaine encore, ils se retrouvent chez Hoang, histoire de conserver un semblant d’unité. Mais aujourd’hui, Hoang annonce qu’il part définitivement.

Nés en France de parents vietnamiens, Fabien et Sophie Tran Minh sont frère et sœur. Passionnés par le 7e art depuis l’enfance, ils sont tous deux diplômés d’un master de cinéma. Sophie travaille actuellement en tant qu’assistante mise en scène sur des films d’animation, tandis que Fabien est cadreur sur des reportages, des clips, et des courts-métrages de fiction. Désirant mettre leurs compétences en commun Fabien et Sophie décident de coécrire, de coréaliser et de diriger leur père dans “Avant le repas”, un premier film autobiographique entre fiction et documentaire.

“Disparaître maintenant” de Jacques-Alexis Nguyen – Fiction (12’)

Thomas vient d’avoir son bac et décide de partir de sa ville de province. Il se remémore alors ses années lycée, ses premières fêtes, ses premiers amours.

Né à Lorient, en Bretagne, de père d’origine vietnamienne et de mère française, Jacques-Alexis Nguyen a travaillé pour la télévision et le cinéma. Le milieu ne lui plaisant pas, il décide de devenir conducteur de train tout en continuant sa passion de la réalisation pendant son temps libre. Les origines vietnamiennes interviennent très peu dans ses choix de vie, si ce n’est qu’il se sent plus proche du comportement asiatique en société. Comme une sorte de réminiscence atavique.

“Petit père” de Thomas Appolaire – Fiction (8’)

Enfant de parents divorcés sur le tard, un jeune homme vit chez son père et accueille son fils en garde partagé.

Thomas Appolaire est un artiste pluridisciplinaire, comédien et réalisateur autodidacte. Fils d’un père indo-vietnamien, et d’une mère française, il grandit dans le 8e arrondissement de Paris. Il réalise ses propres films de fiction hors des circuits de production avec pour objectif de toujours faire des films avec ce qui est à disposition.

“Mui Diên n’est pas mort” de Trân-Minh Nam – Fiction (18’)

Paris, 13e arrondissement. Loulou doit de l’argent à des voyous. Il demande de l’aide à son frère Vinh mais celui-ci n’a plus d’argent car il a acheté une bague pour se fiancer avec Mai Linh. Les voyous réclament la bague pour libérer Loulou. Alors Vinh décide d’utiliser la manière forte, comme il l’avait déjà fait au Vietnam quand ils étaient enfants et que Mui Diên les rackettait.

Trân-Minh Nam est né à Paris. Il co-écrit Le Serpent (2007) et Le Dernier Diamant (2014), deux thrillers réalisés par Eric Barbier, puis passe à la réalisation en portant à l’écran le récit familial qui a bercé son enfance, Mui Diên n’est pas mort. Son projet de long-métrage, Héritiers, qui a obtenu l’aide à la réécriture du CNC en 2013, évoque le destin d’une famille de boat-people vietnamiens à leur arrivée en France.

SAMEDI 9 JUIN
JUSSIEU - Amphithéâtre Durand
Séance 2 : 15h15


“Boom Boom...” de Steve Tran – Fiction (12’)

Minh, menu homme timide et un peu désœuvré, est fou amoureux de Jasmine, sa voisine de palier. Chaque jour, il guette la moindre de ses apparitions, sans jamais l’aborder, terriblement intimidé tant par la jeune femme que par son père. Jusqu’au jour où, pour sortir sa belle d’une situation délicate, Minh va être contraint de briser la glace…

Steve Tran, fils de comédiens d’origine vietnamienne, fait sa première apparition sur le petit écran à l’âge de 13 ans dans le téléfilm Rends-moi mon nom de Patrice Martineau, au début des années 2000. Alors qu’il poursuit ses études, il décide de se lancer dans une carrière de comédien. Il enchaîne les petits rôles dans plusieurs séries télévisées (Julie Lescaut, Central nuit, Boulevard du palais...) et autres publicités. Aujourd’hui, il est acteur, auteur et réalisateur.

“Les Ficelles” de Frédéric Bayer Azem – Fiction (24’)

Pathana adore se faire prendre en photo par Farid, mais ne veut pas qu’il s’approche trop d’elle. Farid déteste la poésie, mais aime bien boxer avec les mots.

Frédéric Bayer Azem découvre le cinéma par Les Cheyennes de John Ford, qui lui laisse une empreinte indélébile. Pour gagner sa vie, il continue à travailler à l’usine et combine les petits boulots, mais, parallèlement, commence à rédiger son premier scénario, Les Ficelles. Dans la foulée, il tourne Pan dans l’urgence, en totale autoproduction. Il fait la rencontre de Charlotte Vincent qui va produire Geronimo (qui obtiendra notamment la mention spéciale du jury de la presse au Festival Côtécourt de Pantin). Il enchaîne ensuite avec Les Vendéennes. Il fait également quelquefois l’acteur. Au petit jeu des références, il avoue s’abreuver de Afrika Bambaata, la série Glee et les mots de Kateb Yacine.

“Tondo” de Jérémie Van Quynh – Expérimental (4’)

Composé à partir de prises de vues réelles, Tondo se veut une expérience visuelle et sonore où chaque spectateur se laisse emporter, au gré des paréidolies, dans un voyage hypnotique. Le détournement de sons du quotidien contribue au surgissement d’images mentales.

Jérémie Van Quynh, par sa pratique de réalisateur, d’ingénieur du son ou de photographe, tord les images, les sons et les mots en quête de “ce qu’il se cache derrière”. Dans cette série des “paréidolies”, il offre à chaque spectateur une expérience qui sera propre à chacun, un miroir sur un petit morceau de son inconscient. Un renard, une pieuvre, un robot, une fleur… chacun se laisse emporter par les images qu’il voudra bien laisser surgir de son imaginaire.

“Fresh Snow” de Danh Dao – Fiction (30’)

Un jeune couple vietnamien attend et cherche une vie meilleure en Norvège. En tant qu'immigrés sans papiers, ils finissent par se fier aux proches de la femme qui les impliquent dans des activités criminelles.

Dao Danh est un réalisateur norvégien-vietnamien, qui est né et a grandi à Oslo. Il est diplômé de l’école de cinéma norvégienne NISS (maintenant appelé Westerdals Oslo ACT). “Fresh Snow” est son film de fin d’études.

Dimanche 10 juin
Ateliers Varan
Séance 3 : 14h45


“Feuilles de printemps” de Stéphane Ly-Cuong – Fiction (13’)

Dans un petit appartement de la banlieue parisienne, Mme Pham est une vieille dame vietnamienne de 80 ans. Depuis la mort de son mari, elle vit repliée sur elle-même, dans le confort de ses petites habitudes. Lorsque Grégoire, son nouvel auxiliaire de vie sociale, bouscule ses habitudes et son confort, Mme Pham se braque. Pourtant, petit à petit, un lien va se créer entre les deux.

Stéphane Ly-Cuong a étudié le cinéma à Paris VIII, Brooklyn College et la Femis. Il réalise plusieurs courts métrages dont La jeune fille et la tortue et Paradisco. Parallèlement, il écrit et met en scène des spectacles musicaux parmi lesquels Les Nouveaux Romantiques, Edges ou encore Cabaret Jaune Citron. Il prépare actuellement un nouveau court-métrage consacré à un chapitre de l’immigration vietnamienne en France.

“Le retour à la Terre” de Tuong-Vi Nguyen-Long – Documentaire (28’)

En 2011, pour la première fois de sa vie, une femme découvre le pays de ses ancêtres. Dans quelle mesure est-on touriste dans un pays qui ne nous est pas tout à fait étranger ? Que reste-t-il à partager avec sa famille lointaine lorsque le quotidien n’a jamais été vécu ensemble ?.

Tuong Vi Nguyen Long est née en France à la fin des années 70 de parents vietnamiens.
Après ses études, elle travaille dans le cinéma en tant qu’assistante monteuse puis monteuse. En 2011, elle part en voyage au Vietnam, accompagnant sa mère sur la terre de ses ancêtres que celle-ci foule pour la première fois de sa vie… Ce voyage lui donne l’occasion de réaliser son premier documentaire intitulé Le retour à la terre, qui obtiendra le prix du jury au festival du Film de famille à Saint-Ouen. Depuis d’autres projets ont vu le jour. Son dernier documentaire Et le travail fut parle de l’impact de la révolution numérique dans le monde du travail, entre la France… et le Vietnam.

“Yet Untitled” de An Tôn That – Expérimental (13’)

Une vieille bâtisse. Une ombre. Un petit garçon monte les escaliers vers la terrasse où il retrouve son refuge secret, et où son imagination peut voyager dans le temps, vers ses futurs et des gens qu’il ne connaît pas. Son esprit se promène et se découvre, pour peut-être toucher ce qu’il sera demain.

An Tôn That est un compositeur vietnamien né à Paris et qui vit actuellement à Taïwan. Il a beaucoup composé pour la scène, surtout la danse contemporaine. Il a également écrit des partitions pour le cinéma, courts et longs métrages, notamment “Ngi v ba” (The Third Wife) (2018) de Ash Mayfair, qui sortira cette année. Sous le pseudonyme de Aaken, il publie plusieurs albums et s’est produit sur scène au Café de la Danse et à la Bellevilloise. En 2013, L’orchestre symphonique de Berlin lui commande La Légende de Thánh Gióng, une pièce pour àn bu. Avec un groupe d’amis artistes, il lance en 2015 “[FEEL] in/out”, un festival d’art à Ho Chi Minh Ville, dont le but est de mettre en valeur les jeunes artistes vietnamiens de divers horizons et de leur permettre de collaborer ensemble.

Dimanche 10 juin
Ateliers Varan
Séance 4 : 16h15


“Leaving Saigon” de Joséphine Page – Fiction (8’)

En 1975, la guerre du Vietnam s’achève et Saigon est libérée de l’emprise américaine. Cependant, cet événement est aussi appelé par certains Vietnamiens ‘‘la chute de Saigon’’. La vie change. Un soir d’avril 1983, un groupe d’amis se dit au revoir en dansant.

Josephine Page est étudiante en cinéma. Elle est partie six mois au Vietnam avec la volonté de réaliser un film sur place. Le film a été écrit et tourné durant cette période.

“Ông Ngoai” de Maximilian Badier-Rosenthal – Fiction (16’)

Harold, jeune français d’origine vietnamienne, apporte un fauteuil en cuir à son grand-père. Cependant, ce nouvel objet va le perturber plus qu’autre chose….

Maximilian Badier-Rosenthal a grandi dans une culture mixte, d’un père français et d’une mère vietnamienne. De retour en France après avoir obtenu une licence de chinois à Pékin, il écrit et réalise un court-métrage d’atelier à l’OMJA d’Aubervilliers. C’est en participant au festival Génération Court qu’il rencontre Yassine Qnia. Celui-ci va produire son premier court-métrage, Ông Ngoai, au sein de Nouvelle Toile productions. En janvier 2018, il remporte le Grand Prix au festival du film court francophone de Vaulx-en-Velin, Un Poing C’est Court.

“Bo Hai” de Dužan Duong – Fiction (25’)

Ils pensent comme les Tcheques, parlent comme les Tchèques, mais ils regardent comme les Vietnamiens... Dans l'épicerie familiale, où tradition et racisme ordinaire se côtoient, la relation entre un père et son fils, grandi en Europe, se construit peu à peu.

Dužan Duong est né au Vietnam. A l’âge de 4 ans sa famille s’installe en République tchèque. Ses parents voulaient qu´il devienne économiste. Après avoir fini ses études d’économie à Prague, il a continué à l´Ecole supérieure des beaux-arts dans la branche cinématographique, où il a commencé sa carrière de réalisateur.